Daniel Orbach et Isabelle Coste sont partis en guerre contre la laideur de l’architecture contemporaine, c’est-à-dire celle produite depuis les années 60 et qui est devenue universelle et pratiquement homogène à l’échelle de la planète.photo-c-o

Ils ont donné une dizaine de conférences sur ce sujet qui sont disponibles en vidéo, essentiellement dans le cadre de l’Université populaire de Caen de Michel Onfray, dont voici une sélection :

Laideur de l’architecture contemporaine – Présentation

Laideur de l’architecture contemporaine 1

Laideur de l’architecture contemporaine 2

Beauté de l’architecture 3

Beauté de l’urbanisme 4

et pour finir, une plus récente en n’en attendant d’autres ?

Architecture contemporaine et laideur

 

Étrangement, je ne suis pas un spécialiste, j’étais arrivé à des conclusions similaires sur la date d’apparition de cette architecture, une dizaine d’années après la Guerre 39-45, et un intérêt très net pour l’Art nouveau que je n’avais pas identifié comme tel avant de m’interroger sur la banalité des bâtiments actuels.

J’entrevois une explication à cette pauvreté esthétique, le même phénomène se retrouvant dans de nombreuses œuvres (pas toutes !) d’art contemporain : le recours à des personnes techniquement compétentes, mais ne possédant pas de sens du beau ; soit des techniciens, mais pas des artistes, même s’ils se considèrent comme tels.

Les artistes sont toujours un peu frondeurs, les architectes préformatés étant eux de bons petits soldats, des rouages de transmission qui ne posent pas de questions dérangeantes. Le plus surprenant, c’est que ceux qui encensent cette architecture banalisée et répétitive vont, comme à Rennes, critiquer les illustres prédécesseurs tels Jean-Baptiste Martenot à qui l’on a reproché de s’être beaucoup trop inspirés d’autres architectes.

 

Tour de l'Eperon, quartier du Colombier

Tour de l’Éperon, Louis Arretche, quartier du Colombier, Rennes –– cette tour présente une recherche esthétique liée à la répétition d’un motif, les balcons, mais dont les détails sont assez pauvres

Palais du Commerce

Palais du Commerce, Jean-Baptiste Martenot, Rennes –– des volumes différents entre le haut et le bas, des avancées et des retraits, une attention aux détails, des sculptures, des bas-reliefs, un toit travaillé, etc.

 Pour ces exemples, je n’ai pas utilisé l’une des pires réalisations actuelles, cela aurait pourtant été très aisé, non, j’ai utilisé une réalisation assez réussie, bien qu’entachée des mêmes maux que toute architecture industrielle.

 

Ma réflexion est un peu brute de décoffrage, mais je vous promets, j’y reviendrais !

 

 

 

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