Il en est des logiciels comme des sites Internet, certains misent tout sur l’habillage et les fonctionnalités, d’autres se contentent d’être efficaces. Quels sont les sites que vous visitez le plus, ceux dont la mise en page vous séduit ou ceux qui vous offrent régulièrement des informations pertinentes ?

À l’heure de la Photokina et de la surexposition de logiciels de gestion d’images au look ravageur et aux fonctions multiples, Adobe Lightroom et Apple Aperture, je voudrai vous présenter un « outil » efficace, mais dont l’interface est héritée du graphisme du siècle dernier : BreezeBrowser.

L’interface, cela se paye. Si vous appréciez les dégradés, les ombrages, les box aux coins arrondis, les animations, libre à vous si vous acceptez que votre ordinateur qui est forcément très sollicité, ramer un peu plus pour l’unique plaisir de vos yeux.

BBP-1.jpg

BreezeBrowser en vues vignettes

BreezeBrowser qui ne tourne que sous Windows, est un tout-terrain avec des fonctionnalités avant tout efficaces, un outil fonctionnel, mais pas un couteau suisse. Il permet de derusher très rapidement un grand volume d’images, de les convertir en TIFF ou en JPEG, avec redimensionnement et correction des déformations optiques (grâce à PTLens) , et de les indexer sous IPTC avec des fonctions d’indexation par lots ultras efficaces. Il existe encore de nombreuses autres petites fonctions intéressantes, dont des traitements par lots, dont je devrais parler plus tard.

Sa fonction « comparaison d’images ». Vous sélectionnez deux trois ou quatre images et vous les affichez simultanément sur l’écran. A l’ouverture, les images sont affichées avec un grossissement de 100 %, un coup de molette et vous zoomez rapidement entre 400 % et l’affichage pleine fraction d’écran. Lorsque l’image est grossie, l’on déplace toute les images simultanément avec une main, ou isolément à l’aide des ascenseurs. À l’usage, c’est d’une efficacité redoutable, le logiciel étant particulièrement rapide.

BBP-Compare_ecran-b.jpg

Comparaison d'image en pleine vue

BBP-Compare_100_-b.jpg

Comparaison d'image à 100 %

BBP-Compare_400_-b.jpg

Compaison d'images à 400 %

La conversion, qui se base sur les softs des fabricants de boîtiers, est très intelligente. Je n’apprécie pas du tout les réglages automatiques, mais lors que l’on peut paramétrer ceux-ci, l’on a plus qu’a s’incliné. Vous pouvez définir finement les paramètres des niveaux automatiques. Sous Photoshop, les réglages automatiques sont destructifs pour les deux extrémités des histogrammes, ici vous choisissez si vous souhaitez des images utilisables immédiatement (destinées à l’affichage sur écrans) ou si vous préférez des fichiers à terminer sous un traitement d’images. Cette fonction devient très puissante dès lors que l’on effectue un traitement par lot.

BBP-conversion_RAW.jpg

Conversion RAW avec BreezeBrowser avec la fenêtre de paramétrage avancé.

L’indexation IPTC est très puissante. On peut indexer des fichiers par lots, en remplaçant ou complétant les données initialement présentes, ce qui présente un gain de temps considérable. Il permet aussi de gérer les mots clés sur la base d’un catalogue que l’on peut éditer, bien que cela ne soit pas documenté.

BBP-IPTC.jpg

Indexation IPTC, ici avec la gestion d'un catalogue de mots clés

Chris Breeze, l’auteur du soft, est très réactif, par exemple, le support du Canon 400D est disponible depuis le 15 septembre 2006. Si l’on doit attendre plusieurs semaines ou mois pour visionner et développer ses images réalisées avec un nouvel appareil, cela est-il acceptable ?

Chris est aussi très attentif aux avis de ses utilisateurs : initialement, il intégrait les données au format IPTC IIM directement dans les fichiers RAW, Photoshop exploite toujours ces données. Puis, pour être conforme aux nouvelles normes XMP, initiées par Adobe, il joignait ces données dans un fichier joint. Ce choix est dangereux pour la pérennité des informations, deux fichiers ont de fortes probabilités d’être un jour dissociés et les informations qu’ils contiennent perdu. À la demande des utilisateurs, Chris offre désormais la possibilité d’intégrer les données IPTC au format IIM en parallèle avec l’XMP.

Voilà pour une première approche. Je devrais prochainement vous présenter ma gestion du flux de production avec cet outil, mais pas uniquement. Je préfère utiliser différents outils en utilisant le meilleur de chacun plutôt que de rechercher l’outil à tout faire, comme ceux cités en début d’article, et.je persiste à n’envisager le développement des RAWs que comme une étape avant le passage par un traitement d’image, CameraRaw étant hors jeu, car beaucoup trop lent.

À bientôt peut-être…

Be Sociable, Share!