L’auteur photographe est-il différent de l’auteur écrivain, peintre, cinéaste ou autres ? Non.

Est-ce une profession ? Certains en vivent, comme pour les autres catégories d’auteur, mais cela ne suffit pas.

Auteur c’est un statut fiscal en France, mais ce statut ne produit pas de revenus, il les qualifie.

Auteur, c’est avant tout une récompense, une gratification décernée par le « public », par des clients, c’est déjà beaucoup.

C’est forcément un état concurrentiel.

Si l’on veut être un professionnel de la photo, on prend un statut d’artisan, on ouvre une boutique et l’on se trouve à égalité avec le boulanger ou l’épicier.

C’est un choix, un peu prétentieux. Certes, d’aucuns suivent des formations pour cela, mais plus qu’ailleurs, formation ne veut pas dire emploi, surtout dans le domaine de la création.

Lorsque l’on étudie le pédigrée des membres de l’UPC, l’organisation des auteurs-photographes, l’on constate qu’une bonne moitié ne sort pas des écoles. Pourtant, celle-ci forme annuellement un grand nombre de photographes, beaucoup plus que ne le justifiera le simple renouvellement dans cette activité.

Comme tout créatifs, nous sommes renvoyés à notre créativité, mais aussi à notre sens de la communication. C’est ce dernier qui fausse les règles du jeu, qui produit des auteurs factices, sachant mieux communiquer que photographier, et des talents cachés qui sont incapables de se faire reconnaitre. Certains ont le faire savoir, d’autres le savoir-faire, et ce ne sont pas toujours les mêmes.

Cela dépend également de notre autoappréciation, de notre égo.

Au final, dans l’hypothèse ou chacun à les moyens et les capacités de se mettre en valeur, seule notre capacité à répondre ou à créer le besoin chez notre public fait de nous des auteurs, des artistes vivant de leur art.

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