Pour certains, pour beaucoup, c’est l’aristocratie de la photographie, l’expression artistique pure. Si vous voulez, il n’y a qu’à demander.

Le diaporama est ici, mais lisez la suite…

Mardi soir, le 24 mars, j’ai assisté au rodage du nouveau spectacle d’Albert Meslay, jongleur de mots jusqu’à l’absurde qui pense, mais ne se comprend pas. Cela se passait dans un tout petit bistrot-cabaret de Binic, Le Chalant qui passe. Il arrive à contenir une quarantaine de places, on est alors au contact de l’artiste ! J’avais emporté mon matériel, mais vu la luminosité de la salle, je ne pensais pas pouvoir réaliser la moindre prise de vue (je honnis le flash, sauf s’il y a un impératif professionnel). Finalement, j’ai réglé ma vitesse sur le 1/20e et le diaphragme à 2,8 avec mon zoom chéri, un Canon 70-200 mm f2,8 stabilisé, un bijou. À cette vitesse, au 100-120 mm, cela aller bougé, d’autant que l’artiste n’était pas statique malgré l’exigüité du lieu. je ne pouvais d’ailleurs pas me déplacer, et puis je ne risquais rien, c’était pour le fun.

Au développement, il ne m’est resté que huit images sur quarante, prévisibles. Par contre, de surcroit à son anémie, l’éclairage était coloré. Cela produisait des ombres alternativement rouges ou vertes. J’ai tentais de corriger, de limiter au maximum cet effet, rien à faire, les couleurs étaient imbuvables. Le noir et blanc s’imposait, je sais faire depuis très longtemps même à partir de dia couleur.

Au final, cela a été très rapide, bien plus rapide que pour la couleur où il faut surveiller la balance des blancs rarement utilisable en mode automatique, la saturation, l’équilibre des couleurs, les dominantes qui surgissent toujours où on ne les attend pas, leur pertinence. Avec la couleur, on a toujours un doute sur les choix qui sont faits, il m’arrive souvent de revenir sur une image, et je ne suis pas le seul. Ce qui m’étonne toujours, ce sont les photographes qui ne doutent pas ! En noir et blanc, pas de telles interrogations, seul le contraste est à traiter par l’intermédiaire de courbes et pas de la commande Contraste, évidemment. Le résultat, vous l’avez ci-dessous et sur cette présentation.

Albert Meslay au Chaland qui passe

Quand je dis que les portraits sont plus aisés à réussir que les paysages, beaucoup sont septiques, mais là, il s’agit du sujet d’un autre article. De plus, en noir et blanc, cela produit un effet très séduisant, magique, mais sans réelles difficultés pour le photographe, bien au contraire. C’est un peu le même rapport que celui qui existe entre un dessin crayonné et une peinture.

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