Et anciens milieux ruraux français

Le dernier ouvrage de Jean-Michel GUILCHER, Danse traditionnelle et ancien milieux ruraux français, est paru aux éditions L’Harmattan en mai 2009.

J’avais acheté e livre (ainsi que « La tradition populaire de danse en Basse-Bretagne ») depuis fin mai 2009, mais je me refusais à les lire avant d’avoir terminé mon travail sur le Fest-noz. Je l’ai enfin lu il y a peu et je le trouve vraiment très instructif pour quiconque s’intéresse aux danses bretonnes. Je me proposais d’en faire un compte-rendu, comme celui qu’en a fait Éric LIMET est d’une telle qualité que je préfère vous diriger vers son résumé.

Après avoir lu cette synthèse de cinquante années de recherche, l’on ne peut que s’interroger sur la rigueur des données chorégraphiques ou géographiques qui circulent dans les milieux folkloriques. La confusion est plus ou moins sciemment entretenue entre traditions, notion qui souligne une réelle pérennité, et des pratiques certes anciennes, mais n’ont été que des phénomènes de mode temporaires.

Ce livre est une histoire naturelle de la disparition des danses traditionnelles en France, et cela doit probablement pouvoir être généralisé à l’Europe. Les mêmes dérives qui se sont produites durant les XIXe et XXe siècles semblent encore à l’œuve en Bretagne : rupture des rondes et fragmentation des chaines, accélération en farandole et tortillement sans compter l’influence des contre-danses, tous ses éléments se conjuguent pour précipiter la disparition de danses encore vivantes il y a peu, et la principale victime pourrait bien être les Gavottes du Kreiz-Breizh. Pourtant, ce qui plait au premier contact avec ces danses, c’est bien leur aspect communautaire qui contraste tant avec notre mode de vie actuel, mais l’individualisme finit toujours par reprendre le dessus…

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