Eh oui ! Lire la presse sans s’abonner, c’est pas bien. On veut tous de l’information de qualité, fait par des vrais journalistes, quoique certains reprennent allègrement les dépêches d’agence sans y changer une virgule, mais bon, les dépêches sont si bien écrites et les analyses y sont pertinentes…

Donc, des quotidiens, des hebdomadaires, des mensuels accessibles en clair nous réclament régulièrement de nous abonner. Pourquoi pas, mais l’offre est si grande et nos moyens si petits que, avec gène, il nous faut bien nous résigner à ne rien changer.

Je me suis abonné, à la presse papier, Ouest-France en particulier ; mais à bien y regarder, je ne lisais pratiquement rien dans ce canard. Parfois même, je découvrais sur Internet des infos qui étaient passées inaperçues sur le papier ! Oui, Internet ajoute de la visibilité, permet de trouver des articles sur les sujets qui nous intéressent particulièrement plus aisément que dans le bon vieux journal. Évidemment, madame Michu ne veut pas renoncer à son quotidien, c’est là quelques trouve les annonces mortuaires, les mariages, les chiens écrasés du bout de sa rue, ça, Ouest-France sait faire.

J’ai fait des allers et des retours chez Ouest-France, mais juste avant de quitter les abords de Saint-Brieuc, j’ai regretté de partir pour le journal Le Télégramme ! Pourquoi ? Parce que l’abonnement au Télégramme est couplé avec un abonnement Internet, et pas un abonnement localisé, restrictif comme celui d’Ouest-France, non, on a accès à toutes les communes couvertes, avec des limites, mais je ne suis pas gourmand. Alors que chez le gros concurrent, c’est uniquement la zone où vous habiter, sinon il faut se battre et cela reste localisé à un tout petit secteur.

Personnellement, je suis curieux, j’aime aller voir ce qui se passe à plusieurs dizaines de kilomètres de chez moi, et souvent plus. Être confiné à un si petit horizon, cela me met mal à l’aise, d’autant que quand, comme actuellement, vous habité près de Rennes, ce qui se passe de l’autre côté de la ville vous concerne aussi, de même que les informations sur Saint-Brieuc, Brest et d’autres endroits de diverses tailles. Donc, messieurs les patrons de presse cessaient de nous confiner à notre pré carré, nous avons des horizons plus étendus.

Ma première expérience d’abonnement à un journal en ligne, parce que j’ai déjà été abonné, quand même ! Donc, cette première expérience s’est interrompue à la suite d’une traitrise, rien de moins. J’avais payé ma côte-part au Monde, journal parisien arrivant toujours en retard dans les provinces éloignées, j’habitais Brive (je devais être aussi abonné à La Montagne). Lors d’un déplacement en Bretagne, je suis allé dans un cybercafé pour consulter mon journal, et là, mauvaise surprise, je n’étais plus abonné ; mon accès payé n’était valable que depuis mon ordinateur ou ma ligne téléphonique (je ne sais pas trop). La réaction a été immédiate, j’ai coupé, on est quand même au 21e siècle, on voyage de temps à autre.

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Je suis un indécrottable curieux, je m’intéresse à tout ! Alors je me disperse, picore dans toutes sortes de publications, beaucoup de sérieux, mais pas que, de la presse régionale ou nationale, des infos spécialisées sur l’urbanisme, la nature, la mer et la marine, les drones, la photo et puis beaucoup d’autres sujets, et derrière une bonne partie des sites que je visite, il y aune édition, un journal en papier, rarement des pure-players, ils sont encore rares. Tous ces supports me sollicitent, m’invective, tentent de me donner mauvaise conscience, ils osent !

Un peu de sérieux, comment voulez-vous que je verse à tous le tarif standardisé qu’ils me réclament, il me faudrait les revenus d’un – je vous laisse trouver – et encore, ce ne serait pas assez. Payer pour un article par-ci par-là que je survole le plus souvent. J’avais noté sur Twitter que chaque jour, je collecté de quoi lire pour trois ou quatre jours, mais je n’ai qu’une vie ! Je mets de côté des infos au cas où, si je travaille sur un sujet précis, ça peut servir un jour. Souvent, c’est périmé avant que je ne lise, il y en a trop. Mais comment font ces personnes qui épuisent un journal Le Monde chaque jour ? Libé, c’est un peu plus facile, mais cela reste une performance. Ils ne doivent rien lire d’autres, ou alors ils ne comprennent pas tout, ils font semblant, ça fait bien de dire, je lis Le Monde chaque matin ! Je dois avouer, je parle du Monde d’il y a plusieurs années, je ne sais plus à quoi cela ressemble aujourd’hui…

Bon, je vais aller à l’essentiel, ça me changera.

Je veux bien payer, encore que mes moyens soient très réduits ces temps-ci, mais pas tous et pas plein pot ! Ne pouvez-vous pas vous entendre, mutualiser vos abonnements ? Prévoir même la possibilité que l’on ne lise que trois ou quatre articles par an pour certains, plus pour d’autres. Je suis persuadé que cela aurait un vrai succès auprès de nombreux internautes, les cosmonautes-spationautes du Web. Non, sérieusement, quelque chose comme une taxe globale, perso, je consomme peu de musique, je ne regarde pratiquement pas de vidéo, surtout les longues (on peu pas compresser la lecture d’une vidéo, alors qu’avec un texte, on peut lire en diagonal !).

Donc, mesdames et messieurs les fournisseurs de contenus payants, entendez-vous, faites entendre raison à notre Ministre, surtout à ses conseillés, car je ne suis pas certain qu’elle ait vraiment son mot à dire, jetez ce foutu Hadopi et son fils bâtard du CSA, concoctez-nous une belle licence globale avec tous les contrôles qu’il faut pour mesurer l’audience. J’en vois qui ne sont pas d’accord, qui se disent, si on contrôle trop bien, on va se rendre compte que l’on n’est pas autant pillé qu’on le crie, que les astronautes, non je me trompe, les internautes consultent aussi beaucoup des sites vraiment gratuits. Ah ! c’est la règle du jeu, si on ne vient pas chez vous, vous n’aurez pas votre part du beau gâteau, c’est ballot.

Alors, oui ou non, allez-vous nous pondre une belle petite taxe de derrière les fagots pour solde de tout compte ?

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